Traumatismes

Je veux en parler

LE TRAUMA ET LE TRAUMATISME, QUEL EST LA DIFFERENCE ?

Beaucoup de personnes souffrent de traumatisme sans le savoir et en réalité, ignorent de quoi il s’agit.

De quoi parle t-on ?

Nous avons tous, vous comme moi, vécus des épreuves au cours de notre vie et beaucoup pensent par conséquent savoir ce qu’est un traumatisme.

Le Dr Douglas Bremner, psychiatre américain, spécialiste du traumatisme en général et du stress post traumatique en particulier, parle du traumatisme comme étant une épidémie invisible, ce qui sous-entend qu’il très répandu, et comme il est invisible, la plupart de ceux qui sont affectées, ignorent qu’elles en souffrent.

Il faut savoir qu’un traumatisme ne va pas passer tout seul, surtout si l’on ignore qu’on en porte. Il est donc essentiel de savoir si l’on en est affecté non.

Posez-vous la question de savoir, s’il y a dans votre vie, une insatisfaction récurrente, un problème de santé physique ou mental, vous sentez-vous malheureux ou bloqué dans votre vie amoureuse, dans votre autonomie financière, dans vos projets personnels….etc.. ?

Y a t-il des situations, des scénarios récurrents que vous vivez qui vous donne l’impression que le passé vous rattrape ou que les circonstances vous sont toujours défavorables dans un ou des domaines particuliers, malgré votre motivation, votre implication à réussir, à aller de l’avant et à être positif.

 Mais il est déjà essentiel de distinguer le trauma du traumatisme

 Généralement, quand on pose la question :

Pensez-vous souffrir de traumatisme ?

Les réponses qui s’ensuivent sont souvent :

  • Oui, j’ai vécu tel traumatisme, et je suis traumatisée depuis.
  • Oui, j’ai vécu des traumatismes, mais c’est derrière moi, tout va bien aujourd’hui.
  • Oui, mais c’est du passé, je ne veux surtout pas/plus en parler, ce qui compte c’est le moment présent et l’avenir.
  • Et vous ? Que répondriez-vous ?

Toucher au traumatisme, c’est un peu toucher à un tabou, raison pour laquelle on en parle peu.

Le traumatisme est contagieux, il nous faut donc faire attention à comment on en parle et à qui on en parle.

Evoquer un traumatisme, c’est aussi remuer des drames, des tragédies, des souffrances, et réveille souvent la honte ou la pudeur à en parler.

Alors, on préfère parler plus volontiers de résilience qui est le versant positif du traumatisme. Mais en amont de la résilience, il y a toujours le traumatisme… et… s’il n’est pas réglé, il sera toujours actif de façon sous-jacente malgré beaucoup d’efforts et d’énergie à le dépasse

Ignorer délibérément le fonctionnement du trauma revient à se condamner à errer plus que nécessaire.

LE TRAUMA

  • Évènement vécu (qu’on s’en souvienne ou non), qui menace l’intégrité physique ou psychique qui déclenche une réaction de survie (Situation de guerre, catastrophe naturelle, agression verbale avec une intensité importante, perte d’emploi ou perte de logement subite, décès d’un proche, une séparation arbitraire, une rupture avec un proche, une chirurgie, une anesthésie…). 

Cette réaction de survie se situe dans la partie la plus archaïque de notre cerveau, le cerveau instinctif, réflexe qui va déclencher un état d’alerte.

Il s’agit donc d’un évènement réel qui a lieu dans le monde extérieur, qui a un début, qui a une fin, qui a une durée plus ou moins importante et qui a une intensité.

On peut donc situer un trauma dans le temps. 

Sa particularité, est l’activation de ses réponses défensives, instinctives qui sont automatiques, stéréotypées, involontaires et en grandes parties inconscientes.

Ces réactions sont la conséquence d’un évènement, d’un stress externe.

Les réactions sont donc d’origine extérieure à la personne

Le trauma, c’est le passé

LE TRAUMATISME 

Le traumatisme est dans une certaine mesure équivalente à un stress post traumatique. 

Le traumatisme est consécutif à un trauma.

Le traumatisme n’est donc pas un  évènement, mais un état physiologique de stress d’origine interne.

Il est tout à fait normal d’être en stress lorsqu’on vit un trauma et pendant quelque temps après le temps que le corps se régule et résorbe ce stress.

Il n’est cependant pas du tout normal de continuer d’être dans cet état de stress des années ou des décennies après l’évènement.

Le traumatisme est donc un état de stress physiologique qui est entretenu par le système nerveux, par l’organisme parce que cette alerte interne se maintien bien au-delà de l’évènement et des circonstances qui l’ont déclenché. Le système nerveux continue donc à fonctionner comme si le danger était encore présent. Le traumatisme est devenu un mode de fonctionnement permanent ou qui est activé par certaines circonstances.

Par exemple, si vous avez vécu un trauma avec un/une amoureux/se par le passé, chaque fois que vous aurez à interagir avec un partenaire amoureux potentiel, votre système nerveux se mettra en stress.

Le traumatisme peut donc ne concerner qu’un domaine circonscrit en particulier ou envahir tous les domaines de votre vie et définir un mode de fonctionnement généralisé et votre manière d’être au monde en général. Mais à chaque fois qu’on parle de traumatisme, il est indépendant de l’évènement d’origine, et est devenu un mode d’adaptation conséquent qui est en réalité un maintient d’un état d’activation intense.

Le traumatisme est indifférent au temps, c’est-à-dire qu’il ne suffit pas d’attendre pour que les choses s’arrangent.

Raison pour laquelle les études scientifiques sur l’épigénétique ont montrées que les traumatismes non réglés se transmettent aux générations suivantes par la mémoire cellulaire (pour plus d’information, vous pouvez consulter la page sur la Nutripuncture).

Ainsi, la transmission et la persistance du traumatisme est aussi entretenue par les mémoires inconscientes.

Le traumatisme, c’est le présent (on est au présent à chaque instant, le traumatisme est donc permanent).

Beaucoup ont effectivement vécu un trauma à un moment donné de leur vie, pensant avoir dépassé l’événement, mais vivent en traumatisme sans le savoir depuis.

Pour illustrer, je prends l’exemple d’une maison équipée d’un détecteur de fumée.

1/ Un incendie se déclenche dans la maison, et l’alarme du détecteur se déclenche, c’est le trauma.

2/ Le détecteur est déréglé, dysfonctionne ou devient sensible à la moindre fumée (grille-pain par exemple), et l’alarme se déclenche ainsi souvent sans réel danger présent, c’est le traumatisme.

Et, imaginez vivre dans une maison avec une alarme qui sonne souvent voire tout le temps, c’est à rendre fou ! Ainsi, le traumatisme est également un poison pour l’existence.

 Autant il est précieux et important d’avoir une alarme (un organisme et un système nerveux) qui  permet de passer en mode alerte (en mode défensive) quand on est en danger (pendant un trauma), autant il est extrêmement toxique d’avoir une alarme (un organisme) qui est en état d’alerte permanent alors qu’il n’y a aucun danger, que ce n’est pas justifié.

 C’est là que se situe l’erreur la plus commune, la confusion entre trauma et traumatisme.

 On peut avoir vécu des traumas sans nécessairement être en état de traumatisme. Par contre, si on vit un traumatisme, il y a à l’origine un trauma.

 Et le traumatisme est finalement une adaptation du système nerveux  à des événements qui ont dépassés ses capacités de réponses à un moment passé mais toujours actifs depuis, parce que le système d’apaisement n’a pas été activé.

 Ces mécanismes de survie mis en place par le système nerveux au moment du trauma a rempli sa fonction de vous garder en vie, raison pour laquelle vous êtes toujours en vie aujourd’hui.

Ainsi, ces mécanismes ont été efficaces au moment du trauma et les a donc adoptés comme fonctionnement définitifs, sans tenir compte qu’ils sont aujourd’hui dépassés, vous desservent, voire agissent contre vos propres intérêts, puisque vous êtes restés en quelque sorte bloqué en mode survie. Raison pour laquelle on peut avoir l’impression de ne pas être en vie, de ne pas vivre sa vie.

En conclusion :

Il faut déjà garder à l’esprit qu’il n’y a aucune fatalité entre trauma et traumatisme.

 On peut avoir vécu des traumas sans pour autant vivre de traumatisme.

 On peut inverser le fonctionnement physiologique du corps !

 S’il s’est modifié à un moment de la vie suite à un trauma, le corps a la capacité de se modifier à nouveau et d’apaiser le système nerveux réflexe.

Il n’est pas nécessaire de se souvenir du trauma ou de le revivre pour libérer un traumatisme (par exemple pour les traumas trans-générationnels, il n’est pas toujours simple de savoir précisément ce qui s’est passé, ou dans le cas de secret de famille notamment)

Le traumatisme peut être sournois.

 Comme il est inconscient, il devient un mode de fonctionnement que l’on considère comme normal alors qu’on entretien des cercles vicieux pensant que les circonstances sont défavorables.

 Alors…Peut-on guérir d’un traumatisme ?

 On peut effectivement apaiser un traumatisme, en agissant sur la mémoire poison, la mémoire toxique, en la déprogrammant, soit en Nutripuncture, soit en régression-relaxation.

 

 nacima-ikhlef-therapeute-constellation-familaliale

Nacima Ikhlef

Vous avez subit un traumatisme qui vous gâche encore la vie ? Vous ne savez pas comment le dépasser, vivre sereinement, avancer comme vous le vouler ?

Des difficultés à avancer dans la vie ?
Et si on en parlait quelques minutes ?

06.66.90.13.10

nacima-ikhlef-therapeute-constellation-familaliale

Nacima Ikhlef

📞  06 66 90 13 10
📧  contact@dechenilleenpapillon.fr

Besoin d’aller de l’avant ? Envoyez-moi un message ou appelez-moi, on en parle quelques minutes (c’est sans engagement)

 

2 + 4 =