LA THERAPIE DES SCHEMAS ET DES DISTORSIONS COGNITIVES

Je veux en parler

“Chasse le naturel, il revient au galop” 

Adage populaire 

 De quoi parle t-on ?

Un schéma de pensée est une règle inconsciente, un apprentissage de vie, une croyance que l’on acquiert très tôt dans l’enfance (parfois plus tard), et qui va nous accompagner notre vie durant. Ce schéma va déterminer notre façon de penser, nos comportements et nos choix.

Dans la petite enfance, il y a des schémas conscients que l’on adopte pour la vie. 

D’autres schémas acquis dans l’enfance, sont plus flous et moins concrets. Ces schémas ont été adaptés dans l’enfance, sécurisants dans le but de vous protéger, utiles donc dans le passé, mais, deviennent inadaptés à l’âge adulte et sont de ce fait à l’origine de situations douloureuses à répétitions.

Enfin, il existe des distorsions cognitives dues soit à la maladie (psychopathologies) ou suite à une idée, une façon de pensée, une croyance découverte dans une lecture par exemple, ou par  la fréquentation de certaines personnes ou milieu avec une idéologie affirmée, qui peuvent en quelques sortes “tordre” un schéma de pensée et le plier dans le sens de celui qui l’influence (sous l’Allemagne Nazie, des millions d’hommes et de femmes ont adhérer à la politique hitlérienne après avoir lu Main Kampf par exemple).

Il est important d’identifier ses schémas.

Ils sont au nombre de 18 selon Aaron Temkin Beck, Psychiatre américain et père de la Thérapie Cognitive  :

Schémas précoces de séparation et de rejet

  • Schéma d’abandon et d’instabilité
  •  Schéma de méfiance et d’abus
  •  Schéma de manque affectif
  •  Schéma d’imperfection et de honte
  •  Schéma d’isolement et d’aliénation

Schémas précoces de manque d’autonomie et performance

  • Schéma de dépendance et d’incompétence
  •  Schéma de peur des événements inévitables et incontrôlables
  •  Schéma de surprotection et personnalité atrophiée 
  • Schéma d’échecs

Schémas précoces de manque de limites

  • Schéma de droits personnels et de dominance
  •  Schéma de manque de contrôle de soi et de discipline personnelle

Schémas précoces de dépendance aux autres

  • Schéma d’assujettissement
  • Schéma d’abnégation
  • Schéma de besoin d’approbation
  • Schémas précoces d’hypervigilance et inhibition

  • Schéma de peur d’événements évitables et négativité
  • Schéma de surcontrôle
  • Schéma d’idéaux exigeants
  • Schéma de punition

 On peut raccrocher les schémas à la théorie de l’attachement de mise en évidence par John Bowlby. L’attachement d’une personne qui durera toute sa vie, est selon lui, conséquent au lien d’attachement du bébé à sa figure d’attachement, ou caregiver en anglais, c’est-à-dire la personne qui donne tous les soins et s’occupe en bébé et c’est le plus souvent la mère. Pour ma part, je considère que ce lien commence bien avant la naissance et se joue dès le “projet-sens”, c’est-à-dire à partir du moment où l’on a le projet d’avoir une enfant, consciemment ou inconsciemment.

Il présente 4 profils d’attachement :

1 attachement SECURE

  •  L’attachement SECURE (ou SÉCURISANT)

Et 3 attachements INSECURE (ou INSÉCURISANTE) ou se retrouve une grande partie des personnes :

  • L’attachement INSECURE DÉPENDANT – AMBIVALENT
  • L’attachement INSECURE ÉVITANT – FUYANT
  • L’attachement INSECURE DÉSORGANISE

Les schémas sont rigides voire psychorigides :

La personne dont l’attachement est SECURISANT, c’est-à-dire “en santé” ajuste ses schémas, notamment ses croyances à mesure qu’elle expérimente de nouvelles situations, ce qui lui permet de développer des comportements variés, adaptés aux différentes situations.

Les schémas dysfonctionnels, quant à eux, présents dans les troubles de la personnalité et ont cependant tendance à se maintenir et à se rigidifier à mesure que le temps passe.

Jeffrey Young, psychologue américain et connu pour avoir développé la Shémathérapie décrit trois types de processus et/ou de stratégies qui maintiennent et rigidifient les schémas.

Selon que la personne met plus en oeuvre l’un ou l’autre de ces processus, elle en vient soit à capituler, à fuire, à contre-attaquer

  • La capitulation

La personne pense, ressent, réagit et fait des choix de vie selon son schéma.

Elle juge incorrectement les gens et les circonstances de façon qui renforce les croyances reliées à son schéma.

Elle crée des situations et choisit des relations qui entretiennent son schéma.

Diverses distorsions cognitives maintiennent les jugements erronés ( l’interprétation de la réalité peut être biaisée de façon à se conformer aux schémas).

Il s’agit du profil d’attachement INSECURE DEPENDANT.

Exemple : Une personne qui a un schéma d’abandon (et probablement un attachement insécure dépendant) va trouver tout à fait normal de s’investir dans une relation avec une personne qui craint de s’engager (dont l’attachement est certainement insécure évitant).

  • La fuite :

La personne évite de penser à des questions reliées au schéma et évite les situations qui peuvent activer le schéma et faire vivre des sentiments négatifs de tristesse, de honte, d’anxiété ou de colère.

Elle est souvent inconsciente de l’existence de son schéma.

Elle le nie.

Il s’agit du profil d’attachement INSECURE EVITANT – FUYANT.

La personne avec un sentiment d’imperfection peut fuir l’intimité.

Exemple : Ce profil peut souvent se retrouver dans cette ambivalence :

Quand quelqu’un s’intéresse à elle, elle refuse d’entrer en relation; et quand c’est elle qui souhaite être en relation avec quelqu’un, elle induit inconsciemment que l’autre le refus. En conscience, elle se pense en recherche de partenaire, mais en inconscience, son profil évitant et sa peur de l’intimité et de l’engagement la maintienne dans la solitude.

  • La contre-attaque :

La personne pense, réagit et fait des choix de façon opposée à son schéma.

Ses comportements sont souvent trop extrêmes contribuant à maintenir et rigidifier son schéma.

Exemple 1 : La personne ayant un schéma de carence affective peut tellement réclamer d’attention qu’au final, elle éloigne les autres et se retrouve encore plus privée d’affection.

Exemple 2 : Une personne souffrant d’un sentiment de supériorité est en complète opposition au sentiment d’imperfection vécu dans l’enfance. Elle peut donc consacrer beaucoup de temps et d’énergie à son prestige et à sa situation sociale et choisir de ce fait ses relations de façon à se sentir supérieur. Cette contre-attaque empêche l’intimité.

La plupart des gens ont recours à un mélange de ces stratégies.

La conscientisation des schémas

La personne fonctionne avec des schémas dysfonctionnels n’en a souvent pas conscience.

D’une part, parce que les croyances associées à ses schémas lui paraissent tellement naturelles et évidentes qu’elles ne sont pas remarquées et remise en question, d’autre part parce qu’elle évite ou contre-attaque.

Ces schémas sont déterminants pour la personne, puisqu’ils sont comme des filtres qui vont interpréter la réalité sut elle-même, sur le monde, sur la vie, sur l’amour…etc..

Ces interprétations vont surtout se manifester par des “pensées automatiques”, le plus souvent inconscientes.

Il est évident que les pensées automatiques manquent d’objectivité. Elles sont logiques en rapport aux croyances admises par la personnes, mais souvent erronées et inexactes. Elles  présentent donc des biais cognitifs que l’on appelle : distorsions cognitives.

Ces interprétations de la réalité déterminent les émotions , es comportements et les choix de vie. 

Exemple : Une personne narcissique peut devenir agressive si elle n’obtient pas un traitement de faveur. C’est l’observation des pensées automatiques, des réactions émotives et des comportements qui peuvent mettre la puce à l’oreille concernant les croyances qui les sous-tendent.

 L’essentiel des interprétations et des postures de vie selon des schémas dysfonctionnels peuvent donc se mettre en place dès la conception (et même avant), durant la vie intra-utérine, et dans la petites enfances. On peut retrouver précisément quand et comment dans un travail de sophro analyse avec notamment un travail de regression, mais aussi en nutripuncture. Je saurais donc vous accompagner pour aller visiter vos schémas et comportements afin de libérer ceux que vous souhaiter, et évoluer vers celle ou celui que vous voulez devenir.

 

Nacima Ikhlef

Vous pensez avoir des schémas dysfonctionneles ?
Vous pensez avoir une personnalité dépendant, évitante ou désorganisée ?
Vous vivez des échecs répétitifs ou répétez souvent les mêmes scénarios ?

Des difficultés à avancer dans la vie ?
Et si on en parlait quelques minutes ?

06.66.90.13.10

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Nacima Ikhlef

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